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ÉLARGISSEMENT DE L’AXE HÔPITAL ABASS NDAO- AÉROPORT LSS : Echoppes, enseignes lumineuses kiosques, containers démolis

ÉLARGISSEMENT DE L’AXE HÔPITAL ABASS NDAO- AÉROPORT LSS : Echoppes, enseignes lumineuses kiosques, containers démolis  dans Actualité bulldozer-44583Surpris par l’opération d’élargissement de l’axe routier hôpital Abass Ndao-Aéroport Léopold Sédar Senghor, qui a commencé hier, les victimes de déguerpissement dénoncent « l’empressement » de la société exécutante des travaux qui n’aurait pas respecté le délai de mise en demeure. Celle-ci soutient le contraire.

 

ParMamadou GUEYE et Souleymane Diam SY

 

 

Le silence qui règne habituellement aux alentours des écoles Manguiers 2 et Anne Marie Javouhey, situées sur l’Avenue Cheikh Anta Diop, a été perturbé, hier, par le bruit des bulldozers et autres engins. Ils démolissaient les kiosques et échoppes installés le long de cette route.

 

De l’hôpital Abass Ndao, au Canal 4 de la Gueule Tapée, les échoppes, qui empiétaient sur la voie publique, ont été rasées. Dans cette opération de libération de la voie publique, des panneaux publicitaires, des kiosques de la société de pari la « Lonase », des magasins de commerçants ont été emportés par les engins.

 

Cette opération a causé beaucoup d’ennuis aux usagers de cette route. Les véhicules en provenance de l’Université sont obligés de longer le Canal 4 de la Gueule Tapée. Ceux venant du centre-ville bifurquent à hauteur de l’hôpital Abass Ndao via Fass. La tristesse et la désolation se lisent sur les visages des propriétaires des magasins et échoppes. « C’est aujourd’hui que nous avons reçu la sommation de libérer la voie publique », s’indigne Ndèye Bineta qui travaille dans une société de nettoyage, établie à quelques jets de l’école Manguiers 2.

 

En pleine discussion avec le préfet de Dakar venu superviser les travaux, M. Preira, l’un des responsables commerciaux de la « Lonase », confirme les dires de la jeune fille. « On vient de recevoir la sommation », déclare-t-il à l’autorité. « On est des partenaires, on va mettre de côté vos kiosques. Vous pourrez les récupérer à tout moment », plaisante une dame qui a requis l’anonymat. Un vieux commerçant déplore le déficit de communication entre eux et l’autorité en charge de réaliser ce projet d’élargissement de la route de Ouakam. « On ne nous a pas dit qu’une partie de nos cantines (échoppes) qui a débordé sur l’avenue est concernée », fustige-t-il. La surprise se lit aussi sur les visages des employés de grandes sociétés installées aux Almadies.

 

« Il n’y aura pas de dédommagement »

 

Sortis après le passage des bulldozers, ils constatent, médusés, les dégâts. Les dalles posées à la devanture de maisonnées n’ont pas aussi échappé aux bulldozers.

 

Des panneaux publicitaires, des enseignes lumineuses par terre, des arbres terrassés. C’est le décor qui s’offre à l’usager de la route qui emprunte l’axe hôpital Abass Ndao-Almadies. « Les consignes des autorités sont mal exécutées par ceux qui sont venus démolir », s’offusque l’un d’eux qui a requis l’anonymat. Il dénonce l’empressement de la société exécutante des travaux. « On a reçu la mise en demeure hier, dans l’après-midi », s’indigne-il, en montrant le papier. Tout en reconnaissant à cette société le droit de faire son travail, il souligne que les victimes de cette opération de déguerpissement ont, elles aussi, des droits. Notre interlocuteur craint que certaines victimes ne soient pas dédommagées alors que, dit-il, la société maîtresse d’ouvrage a agi sans respecter le droit.

 

Babacar Senghor de l’Agence autonome des travaux routiers (Aatr) soutient que les sommations ont été transmises aux concernés 48 heures avant l’opération. Il ajoute que le préfet de Dakar avait, une semaine auparavant, sommé ces gens de libérer les lieux. « Nous connaissons tous la mentalité des Sénégalais qui rechignent à exécuter les ordres », affirme M. Senghor. M. Senghor est formel : « aucun propriétaire ne sera dédommagé parce que les commerçants (déguerpis) ne détenaient que des autorisations précaires ». Il précise qu’il n’y a pas eu de résistance dans cette opération hormis quelques reproches relatifs au délai « trop court » entre la sommation et le début des opérations de démolition. Ces travaux entrent dans le cadre de la première phase du projet d’élargissement et d’aménagement des axes routiers allant de l’hôpital Abass Ndao jusqu’au Monument de la renaissance africaine.

 

La seconde phase va des Mamelles à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor. Ce travail est exécuté pour le compte du ministère des Infrastructures, de l’Aménagement du territoire, de la Coopération internationale et des Transports aériens.

 

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