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Le Parlement espagnol vote un budget d’austérité pour 2011

Le Parlement espagnol a voté à une courte majorité, mardi 21 décembre, le budget d’austérité 2011 présenté par le gouvernement socialiste, visant à réduire drastiquement les déficits publics.
Le gouvernement du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, qui a adopté en 2010 une série de mesures d’austérité pour faire face à la crise, s’est fixé pour objectif de réduire le déficit des comptes publics à 6 % du PIB en 2011 contre 9,3 % en 2010 et 11,1 % pour 2009.

Les parlementaires espagnols ont voté en faveur du plan d'austérité du gouvernement du socialiste José Luiz Zapatero (en bas à gauche). AP/Paul White

Le gouvernement, qui ne dispose que d’une majorité relative à la Chambre des députés – 169 sièges pour une majorité absolue à 176 –, avait conclu pour faire approuver son budget des accords avec deux partis régionaux, le Parti nationaliste basque (PNV, centre-droit) et la Coalition Canaries.

                        ANNÉE « DIFFICILE »

2011 s’annonce comme une année « difficile » en raison de « l’austérité » qui pèse sur les comptes publics, a prévenu mardi la ministre de l’économie, Elena Salgado, devant les députés. Mais, a-t-elle expliqué, les réformes structurelles en cours ainsi que la consolidation budgétaire constituent « les axes fondamentaux du retour à la croissance à moyen terme ». Le secrétaire d’Etat au budget, Carlos Ocana, a déclaré de son côté que le gouvernement devrait « remplir ses objectifs de réduction » du déficit pour 2010.

Pour réduire les déficits publics, le budget 2011, le plus austère de ces dernières années, prévoit une diminution de 16 % des dépenses des ministères et de 7,9 % des dépenses de l’Etat, hors dépenses financières et à périmètre comptable constant. Les fonctionnaires sont déjà frappés depuis juin par une baisse de 5 % de leurs salaires.

                      HAUSSES D’IMPÔTS

S’ajoute à ces mesures une hausse de l’impôt sur les revenus les plus élevés, de un point pour les revenus de plus de 120 000 euros par an et de deux points pour ceux supérieurs à 175 000 euros. Mais ces mesures n’ont pas suffi à rassurer les investisseurs sur la capacité de l’Espagne à redresser son économie.

Début décembre, le gouvernement avait annoncé une série de mesures supplémentaires, cédant à la pression des marchés qui réclamaient des gestes forts pour améliorer les finances du pays et relancer une croissance nulle au troisième trimestre. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a souligné lundi qu’une lente reprise s’était amorcée en Espagne, mais que la croissance devrait rester « molle » et le chômage élevé, estimant que le gouvernement doit être prêt à aller plus loin que les mesures déjà annoncées. L’Espagne affiche un taux de chômage autour de 20 %, soit le plus élevé de la zone euro.

 

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