• Accueil
  • > Economie
  • > Greenpeace demande au gouvernement de revoir l’octroi des licences de pêche

Greenpeace demande au gouvernement de revoir l’octroi des licences de pêche

Greenpeace demande au gouvernement de revoir l'octroi des licences de pêche dans Economie

 

 

 

 

 

 

 

Greenpeace Afrique exhorte le gouvernement du Sénégal à revenir sur l’octroi d’une vingtaine de licences de pêche octroyées à des chalutiers étrangers. « Greenpeace Afrique lance un appel au gouvernement sénégalais pour qu’il revienne sur sa décision et s’en remette aux recommandations des scientifiques dans la prise de décisions, décisions qui pourront mettre fin au pillage de nos eaux », indique l’organisation écologiste dans un communiqué reçu vendredi à l’APS.

« Les nouvelles licences octroyées ne feront qu’accélérer le pillage des zones de pêche de l’Afrique de l’Ouest autrefois abondantes en poissons », soutient Greenpeace Afrique. « Les stocks de poissons dans le monde sont dans un état tragique », écrit l’organisation écologiste. Elle indique que « 32% des stocks de poissons vendus dans le monde sont soit surexploités, soit épuisés ou en reconstitution ». Citant un rapport publié en 2010 par l’Organisation des Nations unies pour la nourriture et l’agriculture (FAO), elle ajoute que « plus de la moitié de ce qui reste est pleinement exploité, tandis que seulement 15% sont sous exploités ou modérément exploités ». « La même situation est observée dans les eaux sénégalaises. Le Centre national de recherche océanographique du Sénégal (CRODT), situé à Thiaroye (Dakar), a déjà averti que la capture de petits pélagiques doit être réduite de moitié pour éviter une crise écologique », lit-on dans le communiqué de Greenpeace Afrique. Elle soutient que « le gouvernement vient d’octroyer plus de 20 licences pour ces stocks de poissons spécifiques ». « Si le gouvernement veut sérieusement jouer son rôle envers sa population, il doit garantir l’existence d’une pêche durable à long terme dans ses eaux », déclare Raoul Monsembula, un agent de Greenpeace Afrique cité dans le texte. « Les espèces concernées par ces licences constituent l’alimentation de base des Sénégalais. En termes simples, à cause de la surpêche, ces populations n’auront plus rien à manger dans le futur », avertit M. Monsembula. « Une pêche durable permettra non seulement de maintenir le stock de poissons à un niveau exploitable [et] fournira les moyens de subsistance à des millions de Sénégalais. » Le 10 mars dernier, le Groupement des armateurs et industriels de pêche au Sénégal (GAIPES), un syndicat patronal, avait dénoncé « des autorisations illégales » de pêche accordées par le gouvernement du Sénégal à des chalutiers russes, béliziens, mauriciens, ukrainiens et comoriens. « Ces ressources ne font pas partie de notre patrimoine halieutique national », s’est justifié le ministère de l’Economie maritime dans un communiqué. « Le Sénégal a donc souverainement décidé d’exploiter une partie [de ces] ressources, afin que le Trésor public puisse en bénéficier à l’instar des autres pays limitrophes », avait-il argué.

Laisser un commentaire