Archive de la catégorie ‘Economie’

Encore laquestion de l’exploitation des eaux

Jeudi 24 décembre 2009

L’Etat ok pour couper le robinet à la maison SDEEncore laquestion de l'exploitation des eaux dans Economie arton1106-67797

En matière d’exploitation des eaux, l’Etat du Sénégal semble opter pour une rupture avec son actuel partenaire, la Sénégalaise des eaux (Sde), dont le contrat expire en avril 2011. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique, Oumar Sarr, l’a confirmé hier lors d’une séance plénière avec les députés. « Le gouvernement ne renouvellera pas le contrat le liant avec la Sde », a-t-il annoncé aux élus. Mieux, un Office du Lac de Guiers chargé de la gestion de cette réserve d’eau douce qui alimente à 40% la région de Dakar sera mis sur pied.

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FIN DU CONTRAT DE LA SDE EN AVRIL 2011

Mardi 22 décembre 2009

L’Etat cherche une meilleure structure

lundi 21 décembre 2009 FIN DU CONTRAT DE LA SDE EN AVRIL 2011 dans Actualité arton1093-b6c47

Le contrat liant le Sénégal et la Sénégalaise des eaux (SDE) arrivera à terme en avril prochain. L’annonce a été faite par le ministre d’Etat Oumar Sarr qui indique qu’un appel d’offres sera lancé prochainement pour que « le Sénégal puisse trouver une structure plus importante qui va intégrer le volet investissement et distribution ».

 

Les autorités étatiques du Sénégal ne semblent apparemment pas prêtes à renouveler le contrat les liant à Sénégalaise des eaux (SDE), la principale société de distribution d’eau du Sénégal. C’est du moins ce que l’on peut retenir de l’annonce faite samedi dernier à Mbour par le ministre d’Etat, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique. S’exprimant au cours de la clôture de l’atelier de formulation des lettres de politique sectorielle de son ministère, ce dernier a fait savoir que « nous sommes en train de réfléchir sur comment il faudra faire à partir de 2011 et essayer de voir s’il faut mettre en place une structure privée capable de gérer les investissements, donc les réalisations de la SONES et la distribution de l’eau ».

 

C’est ainsi qu’un appel d’offres sera bientôt lancé au terme de la phase de réflexion entamée par les autorités. « Quand nous aurons fini, nous allons lancer un avis d’appel d’offres pour qu’en 2011, nous puissions trouver une autre structure », a confié M. Sarr avant d’ajouter que « nous pensons qu’aujourd’hui, nous pourrions avoir une structure plus importante, qui peut intégrer le volet investissement et celui de la distribution ».

 

Pour rappel, la Sénégalaise des Eaux (SDE), filiale du groupe français Bouygues, assure depuis le 23 avril 1996, la production et la distribution d’eau pour près de 4 millions de Sénégalais.

 

La Gazette.sn

BILAN DES AGENCES AFRICAINES D’EXECUTION DES TRAVAUX D’INTERET PUBLIC

Mardi 15 décembre 2009

2500 milliards de F Cfa d’investissement réalisé

BILAN DES AGENCES AFRICAINES D’EXECUTION DES TRAVAUX D’INTERET PUBLIC dans Actualité ent_05

L’Association Africaine des Agences d’Exécution des travaux d’Intérêt Public (Africatip) a tenu hier, lundi 14 décembre, sa 22ème assemblée générale à Dakar. Cette rencontre de trois jours est placée sous le thème central de : « la maîtrise d’ouvrage publique en Afrique ».

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AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE : L’Anoci enterrée, Karim Wade s’offre l’Anat, une agence pour construire partout au Sénégal

Mercredi 9 décembre 2009

 Une Agence nationale d’aménagement du territoire (Anat), c’est la nouvelle trouvaille de Karim Wade. Une structure qui, après la mort de l’Anoci, lui permet­tra d’étendre ses tentacules dans tout le reste du pays.

AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE : L'Anoci enterrée, Karim Wade s'offre l’Anat, une agence pour construire partout au Sénégal  dans Economie karim-wade

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La dette de Dubaï va ajouter aux difficultés du secteur financier du Golfe

Samedi 28 novembre 2009

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Le secteur financier du Golfe, déjà affecté par les défauts de paiement de deux groupes saoudiens et de firmes d’investissement du Koweït, s’oriente vers plus de difficultés avec la dette de Dubaï, estiment samedi des analystes.

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Suprématie de l’euro sur le dollar : Risques de surévaluation du franc Cfa en vue

Mardi 17 novembre 2009

Suprématie de l'euro sur le dollar : Risques de surévaluation du franc Cfa en vue  dans Economie 050611_tipEuroDollar_hd_hmedium
L’économiste El Hadj Ibrahima Sall annonce la chute du dollar et la montée de l’euro. Une suprématie de la monnaie européenne sur celle des Etats-Unis qui entraînera, inéluctablement, une surévaluation du franc Cfa.
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L’avenir de l’intelligence économique : communication et éthique

Vendredi 6 novembre 2009

Alors que la technologie accroît exponentiellement le volume et la disponibilité des données, il n’en est pas de même de notre capacité d’attention. Et c’est souvent même le contraire qui se produit : le déluge informationnel, (« l’infobésité ») font de nombre de décideurs les victimes du « syndrome du déficit d’attention » : L’information non pertinente n’est pas simplement inutile. Elle est fondamentalement pénalisante parce qu’elle gaspille le temps des utilisateurs et distrait leur attention enseignent les travaux d’Herbert .A. Simon. Bien entendu, la réponse méthodologique proposée par le fameux cycle du renseignement (Définition des besoins – Collecte – Traitement & Analyse – Diffusion) a pour objectif de répondre à cette question de l’attention. Mais en complément, la question de l’attention organisationnelle reste posée. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’un navire est en possession de signaux d’alerte qu’il ne va pas percuter l’iceberg qui se profile à l’horizon. Le naufrage du Titanic est là pour nous le rappeler et, depuis, les exemples abondent, notamment dans le domaine économique…

C’est dans ce contexte qu’apparaît la notion de communauté cognitive (ou communauté stratégique de connaissance) comprise comme une organisation ayant pour projet de créer collectivement des situations favorables aux processus d’information et de décision. Oui, collectivement. Car loin de dominer son environnement, le dirigeant ne domine pas non plus son organisation. Et nous sommes là au cœur des illusions du management décrites par le sociologue Jean-Pierre Le Goff, Pour qui « dans le domaine des relations humaines, le management, comme la communication, a été jusqu’à présent largement considéré comme une simple affaire de techniques ou d’outils dont le maniement relèverait de spécialistes déclarés ». Ainsi, en s’appuyant sur les théories « néo behavioristes », le management moderniste réduit l’homme à un ensemble de mécanismes actionnables grâce à des outils ou recettes. Le comportement humain étant ainsi considéré comme déterminé par un ensemble de paramètres maîtrisables, le manageur manipule et se cache derrière un discours éthique. D’où un développement sans précédent des psychopathologies liées à la recherche aveugle d’une performance sans faille sur fond de discours éthique et humaniste.

Dans son essai sur Les illusions du management sous titré Pour le retour du bon sens, Jean-Pierre Le Goff ne se limite pas à une critique des pratiques et conceptions à l’œuvre dans les entreprises. A partir des qualités que les manageurs considèrent comme essentielles, il identifie quatre grandes dimensions de l’activité de management :
· une éthique de situation (la cohérence entre la parole et les actes, le courage de dire les choses, le respect) ;
· les qualités de base (savoir décider, qualité et efficience de la parole, écoute) ;
· le savoir-faire de l’encadrement (concilier et négocier, connaître les hommes et leurs compétences, le tact, humaniser les rapports de travail) ;
· les compétences (capacités d’analyse et de synthèse pour résoudre les problèmes pratiques, capacités d’expression et d’argumentation).

Insistons sur l’éthique du management qui ne doit pas être vue simplement comme un « truc de communiquant » ou un discours de manageur visant à justifier ou à masquer certaines pratiques mais être plutôt considéré comme ce ciment du collectif qui permet d’assurer une certaine agilité stratégique en générant de la connaissance par la constitution de communautés cognitives. L’éthique est ainsi le moteur managérial de la « communication normative » qu’il convient de ne pas confondre avec la « communication fonctionnelle » rappelle Dominique Wolton. Ainsi, alors que la communication normative renvoie à l’idéal de partage, la communication fonctionnelle renvoie plus aux nécessités d’échange au sein de sociétés complexes, à la division du travail et à l’ouverture des sociétés les unes sur les autres. Cette ambiguïté de la communication se retrouve avec l’information qui met en forme, donne un sens et organise le réel et, dans le même temps, veut être le récit de ce qui surgit et perturbe l’ordre.

Dès les fondations de l’intelligence économique en France, la communication normative est bien centrale. A travers ses mots-clés, Elle apparaît dans la définition extensive donnée par le rapport Martre, notamment : « élaborer et mettre en œuvre de façon cohérente la stratégie et les tactiques nécessaires à l’atteinte des objectifs définis par l’entreprise », « un cycle ininterrompu, générateur d’une vision partagée des objectifs à atteindre », « l’interaction entre tous les niveaux de l’activité, auxquels s’exerce la fonction d’intelligence économique… ». Dès lors, l’intelligence économique « transforme l’organisation de l’entreprise. Elle opère des décloisonnements et détermine de nouveaux modes de communication. Aux différents niveaux de la structure, elle modifie les qualifications d’un grand nombre de salariés et transforme la nature des relations sociales, ainsi que le contenu de la concertation avec les syndicats. » On comprend dès lors que l’intelligence économique ait pu apparaître (et apparaisse encore !) à nombre de responsables comme une révolution managériale qu’il fallait tuer dans l’œuf. En vain… tant l’histoire enseigne que le phœnix finit toujours par renaître de ses cendres.

 

Avec Lesechos.fr

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